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Le Souvenir Francais de Chine

L'histoire des Francais de Chine racontée autrement…

Temoignage : Jean Cassin

Posté par Claude Jaeck le 4 février 2010

« Cette nouvelle me frappa comme un trait de lumière »

René Cassin, professeur de droit

« A l’heure même où se déroulait notre entretien, le 18 juin au soir, une voix lançait de Londres, le premier appel à la Résistance : c’était celle du général de Gaulle. Cet Appel, nous ne l’avions point entendu alors !

C’est seulement le lendemain matin, le 19 juin, qu’après avoir vainement tenté de voir Politis, ambassadeur de Grèce, et avoir rencontré à Biarritz un de ses collègues diplomate de l’Amérique latine, extrêmement pessimiste sur le sort de la Grande-Bretagne, j’appris à Bayonne qu’un général français avait la veille, proclamé en substance à la radio de Londres : « La France a perdu une bataille, mais n’a pas perdu la guerre. Cette guerre à un caractère mondial. Je fais appel aux officiers, ingénieurs et techniciens se trouvant en Angleterre pour continuer le combat. »

Cette nouvelle me frappa comme un trait de lumière. « Cet homme a raison, me dis-je : la guerre est mondiale. Je l’ai toujours pensé. Avec la volonté, nous pourrons la gagner. » Cependant, mon devoir de l’heure primait tout autre.  » Si d’ici trente-six heures, les pouvoirs publics n’ont pas décidé de continuer la guerre sur un sol français outre-mer, c’est à Londres, à ses côtés, qu’il faudra se rendre. »

Jean Cassin in « Les hommes partis de rien : le réveil de la France abattue (1940-1941) », Paris, Plon, 1974 in www.charles-de-gaulle.org

SOURCE : www.charles-de-gaulle.org

Tags: Appel du 18 Juin, Charles de Gaulle

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