S'inscrire à la newsletter

Le Souvenir Francais de Chine

L'histoire des Francais de Chine racontée autrement…

Propos d’André Malraux sur le 18 juin

Posté par Claude Jaeck le 13 février 2010

Par André MALRAUX« Délivrer la France de son propre abandon »

« II y a le 18 juin à sa date, et le symbole qu’il est devenu pour et par la continuité d’une action. A sa date : il ne s’agit pas d’un discours mais d’un appel. C’est comme cela que l’appel fut d’abord interprété et rapporté : un général français, dont on n’a pas très bien compris le nom, mais dont on a vaguement retenu qu’il a été membre du gouvernement, a invité, à la radio anglaise, tous ceux qui voulaient encore se battre à se joindre à lui.

Pourtant, je ne crois pas que son action soit là. L’appel apporte une affirmation, presque une révélation, qui légitime ce qu’espèrent et n ‘osent espérer presque tous les Français, même ceux qui sont alors fidèles à Pétain : « La France n’est pas morte.  » L’essentiel est là. Ainsi de Gaulle révèle-t-il ce que beaucoup, à la fois, espèrent et n’osent espérer. Il s’agit moins de former un corps de bataille que de témoigner, moins de prophétiser la victoire finale que d’affirmer une réalité présente.  » La France n’est pas morte.  » Une idée toute simple, perceptible pour tous. Le 18 juin, il s’agit de rendre confiance. Il répète trois fois :  » La France n ‘est pas seule. « . Il prophétise (il ne cessera de prophétiser) là victoire, mais ce qu’il veut, dès le 18 juin, c’est d’abord délivrer la France de son propre abandon.  » Idée importante, fondamentale. »

source: www.charles-de-gaulle.org

Tags: Appel du 18 Juin, Charles de Gaulle

Comments are closed.