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Le Souvenir Francais de Chine

L'histoire des Francais de Chine racontée autrement…

Temoignage : Philippe de Gaulle

Posté par Claude Jaeck le 15 février 2010

« Un certain général de Gaulle, qui se trouve à Londres, vient de lancer un appel à tous les Français présents en Grande-Bretagne »

Philippe de Gaulle, prépare le concours d’entrée à Navale

« Le journal que j’achète au hasard dans la rue, ce matin du 19 juin, contient un entrefilet particulièrement intéressant : un certain général de Gaulle, qui se trouve à Londres, vient de lancer un appel à tous les Français présents en Grande-Bretagne. Il leur demande de se mettre en rapport avec lui afin de continuer le combat partout où cela sera encore possible.

Je me rends aussitôt au commissariat de police où je tente d’expliquer, dans un anglais approximatif, que j’appartiens à la famille de ce général et voudrais le joindre. (…)

Par acquit de conscience sans doute, les policiers se sont décidés à entrer en contact avec leurs collègues londoniens. L’un d’eux arrive le soir même avec un message nous indiquant où rejoindre mon père dans la capitale britannique. Nous prenons le train le lendemain jeudi 20 juin, vers huit heures, pour arriver dans la soirée en gare de Victoria, puis à l’hôtel Rubens, Buckingham Road, près du palais royal. (…)

Nous apprenons alors qu’il est arrivé à Londres le lundi 17 juin vers treize heures, avec le seul lieutenant Geoffroy de Courcel. Le mardi 18 juin, il a trouvé un bureau provisoire au quatrième étage à gauche, 8, Seymour Place (devenu Curzon Street, à l’est de Hyde Park), dans l’appartement de Jean Laurent, son chef de cabinet civil qui lui en avait remis les clefs. Sa première secrétaire, bénévole, a été Mlle Elisabeth de Miribel. La voiture dont il peut immédiatement disposer avec un chauffeur est la Bentley d’Alfred Étienne Bellenger, directeur de la succursale de l’orfèvre-bijoutier français Cartier. Son épouse Madeleine et lui, qui habitent une grande maison avec jardin, Woodfield, 11, Lytton Grove, Putney Hill, à Londres SW 15, se montrent aussitôt des amis fidèles et dévoués, bien qu’il ne les ait pas connus auparavant, comme ils le seront en faveur des hommes de la France libre tout au long de la guerre, en toutes circonstances et d’une façon toute désintéressée.

Le Général a lancé son premier appel radiodiffusé aux Français le 18 juin à dix-huit heures, de Greenwich, à la British Broadcasting Corporation où il s’est rendu en taxi. A ce moment-là, nous nous trouvions encore à Brest et nous nous apprêtions à embarquer. Ma mère, mes sœurs et moi ne l’avons donc pas entendu. »

Philippe de Gaulle in Mémoires accessoires, 1921-1946, Plon, 1997

source: www.charles-de-gaulle.org

Tags: Appel du 18 Juin, Charles de Gaulle

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